L’histoire de Leo Michel Closset

Son engagement

Leo Michel CLOSSET naît le 26 novembre 1916, sixième enfant de la famille fondée par Jean CLOSSET (1873-1955) et son épouse Marie-Catherine LAMBERT (1878-1933).

La famille de Leo

Leo fin 1945 ou début 1946

Son père naît à Steinbach le 22 janvier 1873. Sa maman naît le 1er mars 1878 à Ottweiler. De leur union, le 27 septembre 1903, naissent 4 filles et 2 garçons, Leo Michel naît à Eichendorf (actuel Chenois) le dimanche 26 novembre 1916 à 21 heures.

Il est le benjamin de la famille. Leo a moins de deux ans lorsque la famille emménage dans la maison dans laquelle il va grandir à Ottweiler. Sa chambre s’ouvre vers la rue, au premier étage, côté pignon nord-ouest.

Leo fréquente l’école primaire de Gebligen, où il se rendra deux fois par jour en empruntant le « Kirchenwej » et au bout, la passerelle rivetée construite en 1898 qui enjambe la rivière près du village. Au bout de ce sentier, l’Albe qui court et inonde cette vallée régulièrement lors des périodes de fortes précipitations entre Audviller à Guéblange. Il suit ses études secondaires à Sarralbe puis à Sarreguemines jusqu’au baccalauréat.

L’engagement de Leo

Leo n’a pas 19 ans et demi lorsqu’il s’engage le 2 avril 1936, affecté au 59ème RA. Il combat sur la ligne Maginot. Décision surprenante pour un jeune homme de cet âge car Leo se destinait à priori au métier d’instituteur. Il est affecté au 59ème Régiment d’Artillerie de Sarrebourg en qualité de Canonnier de 2ème classe. Deux ans plus tard il accède au grade de Maréchal des logis.

A partir du 1er septembre 1939 son régiment opère dans la région de Bitche, puis Niederbronn les Bains. Il intègre la Division de Marche Anselme et combat sur le canal de la Marne au Rhin et dans les Vosges où il est capturé par les allemands le 24 juin 1940 au Col du Donon. De par ses origines Alsace-Mosellane il est reconnu ‘’Volksdeutscher’’ et libéré par le commandement allemand le 11 juillet 1940.

Le 15 août 1940, ayant traversé la Ligne de Démarcation et gagné la Zone Libre, il intègre un régiment d’artillerie à Périgueux, puis l’École d’Artillerie de Nîmes d’où il sort avec le grade de Sous-Lieutenant. Démobilisé, il rejoint la Direction de la Sécurité Militaire Clandestine et adhère à l’Organisation de Résistance de l’Armée. Agent secret au service des Forces Françaises Libres, bilingue dialectophone, combattant pour la liberté, il participe à la préparation de la libération de Paris.

La tombe de Leo Michel CLOSSET
au cimetière communal du
Val de Guéblange

Le 3 février 1946, le Lieutenant Leo Michel CLOSSET embarque en direction de Saïgon sur les pas du Général Leclerc. Il sera tué dans une embuscade en Cochinchine près de Mytho dans le delta du Mékong le 2 juin 1948. Depuis le 29 novembre 1949, il repose au cimetière du Val de Guéblange. Leo Michel CLOSSET, héros militaire, a bénéficié de plusieurs décorations dont la Légion d’Honneur attribuée à titre posthume.

S’engager pour lutter contre l’oppresseur est la preuve irréfutable de l’image que pouvait se faire Leo de la Liberté et sa volonté de la conquérir. Résumer ici le combat et la richesse du parcours qui fut le sien en quelques mots ferait offense à l’engagement pour la Liberté qui l’animait. Le lecteur découvrira les détails de la vie de Leo dans sa biographie disponible en mairie du Val de Guéblange.

La dépouille de Leo est rapatriée dans la commune et 29 novembre 1949 et inhumée le jour même dans le cimetière où il repose dorénavant et pour l’éternité.

Monsieur Lucien Dourson, Maire du village à ce moment prononça un discourt très émouvant dans lequel il évoque son retour vers la terre familiale, la reconnaissance de son engagement pour la liberté et la pérennité de son souvenir.

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