Sa silhouette et la nature de ses percements, permettent de dater le clocher de la seconde moitié de la période romane, entre 1150 et 1250.
A cette époque la tour présente quatre étages internes.

Le niveau du sol externe, contemporain à la construction de l’édifice, est inférieur au minimum d’un mètre par rapport au niveau du sol d’aujourd’hui. La porte d’accès actuelle, à partir de l’extérieur, date de 1850. Ici, l’épaisseur des murs en petits moellons, grossièrement appareillés à la chaux, est de 1,70 mètres. A l’origine, le rez de chaussée de la tour ne communique pas avec les étages. Son accès s’effectuait par un percement à l’intérieur de l’église primitive. De même, l’accès aux étages de la tour se faisait également par la nef de l’église précédente, probablement à partir de la tribune. Ces percements, contemporains de la construction de la tour, laissent penser que la nef de l’église antérieure date également de l’époque de la construction du clocher. Ce dernier ne fut jamais habité, ne fut jamais une tour porche. Son premier toit fut polygonal, probablement à quatre pans, ainsi qu’en témoignent les trous périphériques d’ancrage de la charpente.
A cette époque, l’édifice culmine au faîtage à une hauteur d’environ 22 mètres par rapport au niveau actuel du seuil du portail de l’église.
Le clocher bénéficie d’une rehausse de 1,55 mètres avant 1771 (date d’un graffiti) et par la même occasion de nouveaux chainages d’angles réguliers sur toute la hauteur du dernier étage. La même opération procède au percement de quatre nouvelles baies abat-sons en partie supérieure, tout en obstruant les quatre baies romanes géminées. Probablement en 1925, afin de permettre une meilleure diffusion de la sonnerie des cloches, les quatre baies percées au XVIIIe siècles sont agrandies vers le bas. La réouverture des quatre baies romanes suivra, probablement en 1949.

L’horloge et les quatre lucarnes abritant les cadrans, datent de 1883.
En 1779, le nombre de cloches se limite à deux. L’une d’elles, fêlée par l’usage, est refondue en 1826. En 1839, la seconde sera également refondue. En 1868, une troisième cloche complète le duo. L’année 1910 voit la bénédiction et l’installation de trois nouvelles cloches, réemployant en partie le métal des trois précédentes. Afin de contribuer à l’effort de guerre, les cloches subissent cependant une réquisition en juillet 1917. Cinq nouvelles cloches prennent la relève en 1925, une sixième en 1931. En mars 1943 le second effort de guerre réquisitionne cinq cloches. La sixième, fêlée, sera fondue en 1949, date à laquelle l’Evêque Monseigneur Joseph-Jean HEINTZ bénit les quatre cloches, dernières nées et toujours actuelles.

Semaine du 8 au 13 mars 1943 lors de la réquisition des cloches.
Très probablement couvert de tuiles en bois au XVIIIe siècle, consécutivement à sa rehausse et à la conception de la charpente en flèche, le clocher bénéficiera par la suite d’une couverture en ardoises.
L’édifice culmine au faîtage à une hauteur de 29 mètres par rapport au niveau actuel du seuil du portail de l’église.
