L’ossuaire construit, ou déplacé et reconstruit avec ses propres éléments architecturaux en réemploi, date d’une époque inconnue. Son emplacement se situait dans l’angle Sud-Ouest de l’église, accolé au pignon Sud de la nef et à la façade Ouest du chœur. Le petit bâtiment en appentis, mesurait 3,55 mètres de long, 3,25 mètres de profond, 2,10 mètres de haut à l’avant et 4,60 mètres de haut à l’arrière.
L’anecdote suivante illustre la perception de l’ossuaire au début du XXe siècle, loin de l’image funéraire qu’il prendra ultérieurement :
Emil BERVILLER (1906-1997) : « Enfant, je découvre une main momifiée dans l’ossuaire. Je la rapporte à mes parents. Ils pensent qu’il s’agit d’une main bénite pour se conserver ainsi. Pendant de nombreuses années, ils la garderont dans leur table de chevet. ».
En 1910, la première chaufferie de l’église (abritant un calorifère à charbon MÖRCHINGEN) s’établira dans le volume de cet ossuaire. Au préalable, tous les ossements seront enfouis à grande profondeur contre le mur d’enceinte du cimetière, en face du clocher.
Cet édifice disparaîtra après l’incendie du 27 décembre 1931.
En 1998, un nouvel ossuaire sera érigé entre la chaufferie et le clocher, contre la façade Ouest de la chaufferie.


Le 27 décembre 1931, un incendie, trouvant son origine dans la défaillance du chauffage de l’église, ravage le pignon Sud de la nef, les combles du chœur et la chaufferie.
Noter également le mur d’enceinte du cimetière, longeant le chœur à une distance de 2,45 mètres. Cette face Sud disparaitra lors de l’agrandissement du cimetière en 1935-1936. En 1997, une nouvelle extension vers le Sud étendra le cimetière en contrebas, vers l’Albe.
